Devotchka ***
Lors de leur passage à Rock en Seine je m’étais battu pour que le maximum de monde aille les voir, sans réellement savoir à quoi m’attendre si ce n’est que je connaissais parfaitement leur
merveilleux album How it ends, dont est largement issu la BO de Little miss sunshine. Ici on est loin du rock, les américains ont plutôt un style d’Europe de l’est, ce qui n’est
pas courant. Une guitare, une batterie, un violon et un gros cuivre sont les éléments essentiels de leurs compositions, des morceaux très rythmés pour la plupart, un chant auquel il faut se
faire, très plaintif mais juste et potentiellement puissant. Peut-être nous sortiront-ils 1 ou 2 reprises comme Something stupid de Sinatra ou Venus in furs des Velvet, mais
leur dernier album devrait être largement présenté, un opus dans la même veine que le précédent mais dont je n’ai pas encore eu le coup de foudre comme avec le précédent.
Hercules & love affair *
Il parait que c’est le retour du disco cette année, et la preuve en est avec la création de ce groupe, dans lequel fait partie Antony Hegarty (d’Antony & the Johnsons). Autant le dire tout de
suite j’ai beaucoup de mal avec la voix de ce dernier, même si je lui reconnais de grandes qualités. Ma préférence va donc aux morceaux où son chant apparaît peu ou pas, et certains sont
particulièrement entraînant, surtout lorsque les lignes de basses sont au cœur de la rythmique, pouvant provoquer une irrésistible envie de danser. Mais rien n’est moins sûr que le succès de leur
prestation, à tenter sur place si l’envie nous prend d’aller faire un petit tour dans les 80’s.
Adele *
Et voilà la Duffy n°2, ou la Amy Winehouse n°3 c’est au choix. Encore une jeune, 19 ans seulement, encore de la soul, et encore une britannique. Mais je dois bien admettre qu’à son écoute, on
oublie rapidement sa jeunesse, son timbre de voix étant relativement impressionnant. Je la préfère sans doute à Duffy, en tout cas je lui trouve d’assez belles compositions. La journée annoncée
étant très longue, elle risque tout de même de faire les frais d’une éventuelle fatigue personnelle et s’il fait beau elle accompagnera sûrement une sieste dans l’herbe ou une séance de ramassage
de gobelets.
The Raconteurs ***
Ce sera la 3ème fois que je les verrais, les 2 premières ayant été fort agréables comme lors de leur passage ici même il y a 2 ans. Le 1er album de grande qualité avait été
présenté accompagné d’une belle reprise de Bang bang de Nancy Sinatra. Depuis, Consolers of the lonely est sorti, un album que je n’ai pas encore eu le temps de bien explorer
d’un bout à l’autre, mais je peux dire que certains morceaux très rock, sont particulièrement efficaces : Salute your solution et Consoler of the loney notamment. Jack
White et Brendan Benson tout deux à la baguette du « supergroupe » devraient mener le show tour à tour de façon très équilibrée, une complicité qui se ressent vraiment par le public et
qui apporte un certain plus à leurs prestations.
Kaiser chiefs ***
Comme les précédents, ils étaient là il y a 2 ans, j’avais suivi la chose de loin, sans regret. Il faut dire que dès qu’on sort des tubes largement radiodiffusés, on est beaucoup moins captivé
par leurs créations. Mais il faut bien leur reconnaître un certain talent pour ce qui est des morceaux les plus connus : Everyday i love you less and less , I predict a
riot et Ruby vont à coup sûr apporter un sacré coup de boost au public. Il ne faudra pas rater ça le moment venu, mais je n’y vois guère plus d’intérêt que
ça.
Beck **
Comment oublier son apparition à Rock en Seine en 2006 juste avant Radiohead ? Son show de marionnettes avait alors
recueilli un franc succès, ne serait-ce que pour Clap hands, morceau sur lequel les membres du groupes et les puppets se mettent à table et accompagnent l’américain avec des bruits de
couverts. Pourra-t-on avoir une belle surprise de taille cette fois-ci encore ? Difficile d’imaginer le même genre de prestation, et pourtant il faudra bien faire preuve d’originalité pour
ajouter aux quelques très bons mais trop rares tubes du blondinet. Même si sa discographie est assez étoffée à présent, on ne pensent guère plus loin que les Devil’s haircut, Sexx
law ou Loser pour nous faire saliver.
dEUS ***
Etonnant choix pour clôturer le festival, on aurait pu s’attendre à plus gros mais c’est finalement tout de même le plus grand groupe national qui se charge des festivités. Déjà là il y a 2 ans,
je n’avais pas assisté à leur prestation car il y avait en même temps Sigur Rós sous la Marquee. Depuis j’ai un peu plus fait connaissance avec les belges, aucun album dans leur intégralité mais
la plupart des tubes souvent proposés sur scène. Je connaissais déjà le génial Instant Street, mais j’ai également pu découvrir d’excellentes choses comme le bizarroïde et remuant
Fell off the floor man, Nothing really ends ou What we talk about. Vantage point vient de sortir, un album soi-disant fait pour le live, mais qui ne recueille
que très peu de critiques positives jusqu’à présent. Quoiqu’il en soit je leur fait confiance pour nous clore le festival de la plus belle des manières et vais à coup sûr approfondir un peu plus
leur discographie d’ici début juillet.



















Derniers Commentaires